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EDF va accueillir 3 000 jeunes apprentis d'ici 2008

Le Président Directeur Général d’EDF, Pierre Gadonneix, a confirmé l’engagement d’EDF en faveur de la formation en alternance en annonçant l’accueil de 3 000 jeunes apprentis à l’horizon 2008, soit environ 3 % des effectifs de l’entreprise, à l’occasion d’un déplacement à l’agence EDF de Champigny sur Marne.

EDF aura ainsi doublé, en 3 ans, le nombre d’apprentis formés au sein de l’entreprise. L’apprentissage concerne tous les métiers du Groupe notamment la production, la distribution et le commerce ainsi que tous les niveaux de diplômes du secteur général et du secteur technique, y compris ceux qui relèvent de l’enseignement supérieur.

Dans ce cadre de l’apprentissage et au titre de la promotion de la diversité, EDF souhaite favoriser l’insertion des jeunes issus de quartiers sensibles ainsi que l’intégration de jeunes handicapés.

« Parce que l’apprentissage est une réponse adaptée aux besoins des entreprises et une formation efficace pour les jeunes, EDF s’investit, depuis 15 ans, dans la formation en alternance qui contribue efficacement au renouvellement des compétences du Groupe. Plébiscité par les jeunes, l’apprentissage, formation concrète sur le terrain, est une école du succès, notamment dans le secteur industriel» a déclaré Pierre Gadonneix, Président Directeur Général d’EDF.

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Commentaires
1.   Alain Duchesne  ›  mardi 31 octobre 2006 à 15:51


Les jeunes de moins de 25 ans sont de plus en plus touchés par le chômage. Selon les statistiques de l’INSEE le taux de chômage des moins de 25 ans au sens du BIT, était en juillet 2003 de 20,8 % et atteignait en juillet 2004 les 21,3 %. Il est à noter de très fortes disparités régionales. Dans certaines régions le taux de chômage des moins de 25 ans atteint plus de 30 % (NPDC). Cela concerne aujourd’hui en France plus de 415 000 personnes. Parmi elles, 10 % sont sans qualification, sans diplôme.
Tous nos jeunes ne sont pas à même de se conformer aux exigences de l’université ou aux contraintes du système éducatif traditionnel.

Il faut éviter ces échecs et développer des solutions alternatives. Il faut redonner de l’espoir à nos jeunes, il faut cultiver ce potentiel et le transformer en ressource avant qu’il ne nous échappe totalement. Nous nous devons désormais de leur offrir une reconnaissance professionnelle tout en leur donnant les possibilités d’un accomplissement individuel (par la formation).
C’est ce déficit de confiance et d’espoir qui touche les jeunes mais aussi tout leur entourage. C’est ce déficit de confiance qui mine notre consommation et qui obère notre croissance économique. Il est temps d’arrêter de suivre la pensée unique selon laquelle la source de tous les maux est à rechercher dans le ralentissement de l’économie mondiale alors même que la consommation domestique explique les deux tiers de notre PIB.
Il est plus que temps de proposer des réformes, des politiques de l’emploi qui permettent de réduire les chômages frictionnel et structurel qui touchent notre jeunesse. Il ne faut plus se contenter d’attendre la croissance économique comme solution miracle. Cela nous a suffisamment coûté au début des années 90. Il faut préparer nos structures productives pour que la croissance à venir soit porteuse d’espoir, d’emploi pour nos jeunes.

L’apprentissage est une chance pour nos jeunes et pour la prospérité de notre économie.
Pour les entreprises « apprenantes ou intelligentes », l’apprentissage permet de réaliser un véritable investissement en capital humain. Si au départ la productivité de l’apprenti semble faible par rapport au salaire réel versé par l’entreprise, des primes et des modérations fiscales viennent compenser cet écart. Par la suite, la formation dans les CFA et l’expérience de l’apprenti garantiront à l’entreprise des gains de productivité supérieurs à la hausse des salaires réels versés (voir la nouvelle grille de rémunération des apprentis ci- dessous sur laquelle j’avais été sollicité par le Sénat : décret du 6 septembre 2005). L’apprentissage devient un véritable investissement en capital humain pour l’entrepreneur.
Je me permets de vous convier sur mon blog si vous voulez avoir la suite de cet argumentaire :
alainduchesne.hautetfort....
et surtout pour comprendre que le développement de l'apprentissage doit se faire également en révisant le statut plus que précaire des formateurs au sein des établissements publics d'enseignement.

 
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