Champigny-sur-Marne, vendredi 16 mars 2007 à 18:53 | Education | #198 | rss
Minutes de silence, leçons d'histoire spéciales, rédaction de messages : les établissements scolaires portant le nom de Lucie Aubrac ont rendu hommage jeudi à la grande résistante morte la veille.
Au collège de Villetaneuse, ouvert en 2003 en Seine-Saint-Denis, les professeurs d'histoire ont été invités à évoquer son "parcours important".
La principale Françoise Caracena salue "une figure symbolique du combat des femmes". C'est à ce titre, dit-elle, que son nom avait été "massivement" approuvé par l'équipe enseignante, les personnels et la direction.
A Béziers (Hérault), les 540 collégiens descendront dans la cour pour observer une minute de silence le jour des obsèques. Elise, Myriam et Mathieu, élèves de 4ème émus lors de sa visite il y a un an, liront un message d'adieu. Les professeurs ont choisi d'intervenir sur l'oeuvre de la résistante.
Au collège de Champigny-sur-Marne, en zep du Val-de-Marne, une minute de silence a été observée. La principale, Djamila Yousfi Cherif-Zahar, a appelé les enseignants à avoir des échanges avec les élèves.
Dans cet établissement, qui a pris le nom de la résistante en avril 2002, Ali, 14 ans, se souvient de sa venue. "C'est pas toutes les femmes qui auraient fait ça", dit-il. "Quand elle est partie, tout le monde criait son prénom".
"Les élèves avaient chanté des chants de la Résistance", se souvient Delphine Lafon, professeur d'histoire-géographie, qui salue "une grande gueule, courageuse, tenace, dans le monde et dans le siècle jusqu'au bout", allusion à son engagement pour les sans-papiers.
Au collège de Givors (Rhône), les 3e, qui étudient la Seconde guerre mondiale, ont évoqué son action avec leurs professeurs. Des élèves de 4e m'ont proposé d'écrire des pensées et des lettres qu'ils enverront à sa famille, raconte la principale Amélia Ottoz.
Non loin, le lycée Edouard-Herriot de Lyon se souvient avoir été naguère le lycée de jeunes filles Edgar-Quinet où Lucie Aubrac enseigna au début des années 40.
Elle avait "fasciné nos élèves en 2005 quand elle était venue dévoiler une plaque commémorative pour les enfants juifs déportés durant la Guerre", dit la proviseure Bernadette Oudiné.
A l'école primaire et maternelle Lucie-Aubrac de Capinghem (Nord), un crêpe noir a été posé sur le nom de l'établissement. Avec les trois classes de primaire, des discussions ont été organisées pour la "re-situer", explique le directeur Jean-Michel Hugeux.
Dans son CM1-CM2, la majorité "sait très bien qui était Lucie Aubrac, ils ont vu le film, ils ont pu me donner des détails sur sa vie même s'ils se sont un peu emmêlés les pinceaux" sur les événements, dit-il.
Pour les petits de la maternelle de Gonesse (Val d'Oise), c'est difficile d'évoquer "la place de Mme Aubrac", reconnaît la directrice Agnès Boniteau. "Demain, on va peut-être expliquer aux grandes maternelles, qui ont cinq ans, que c'est une dame qui a fait des choses importantes pendant la dernière guerre".
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Tags : Collège Lucie Aubrac, Djamila Yousfi Cherif-Zahar, ZEP






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