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Il manque 16 000 logements dans le Val-de-Marne

Les nombreux élus présents appellent à voter Marie-George Buffet pour mettre fin à la politique d’« apartheid social ».

De nombreux élus sont venus soutenir Marie-George Buffet, hier, à Saint-Maur. En duplex avec France 3 à la fin du meeting, la candidate était entourée de Serge Hulot, adjoint au maire de Choisy-le-Roi et secrétaire général de l’Association nationale des élus communistes et républicains (ANECR) et de la sénatrice Hélène Luc. On notait aussi la présence de Dominique Adenot, maire de Champigny-sur-Marne, Pascal Salvodelli, président du groupe communiste au conseil général, Daniel Davisse, maire de Choisy-le-Roi, Daniel Toussaint, maire de Valenton... Pour tous, le logement est une question cruciale. « Certaines villes de droite utilisent les opérations de réhabilitation pour repousser plus loin les populations modestes, dénonce Alain Girard, adjoint au maire d’Orly, qui compte 65 % de logement social. Chez nous, ces reconstructions sont faites pour que les Orlysiens restent des Orlysiens. » Les maires de droite qui foulent la loi au pied n’hésitent pas à renvoyer leurs demandeurs de logement vers les municipalités communistes. « Le maire de Saint-Maur, qui ne veut pas me parler, m’a adressé ses personnels communaux et jusqu’à sa femme de ménage pour qu’on les loge », témoigne Patrick Douet, maire de Bonneuil-sur-Marne, qui sera opposé à l’ancien ministre UMP Henri Plagnol lors de l’élection législative dans cette circonscription. Bonneuil a beau compter 69 % de logement social, elle dénombre 1 052 demandeurs.

Même s’il n’a pas de compétence, de par la loi, dans ce domaine, le conseil général ne ménage pas ses efforts. 126 millions d’euros sont affectés au logement pour 2006-2009. Mais l’État ne joue pas son rôle et des maires en profitent pour torpiller les projets. « Nous avons proposé des terrains au maire de Saint-Maur, dont l’un de six hectares. Il a aussitôt modifié le plan d’occupation des sols pour bloquer l’opération », se désole le président du département, Christian Favier, qui dénonce « une politique d’apartheid social d’extrême droite ».

Au total, seize villes du Val-de-Marne n’atteignent pas les 20 % de logements sociaux. Pour y parvenir, seize mille logements restent à construire. Pas assez encore pour satisfaire les 50 000 demandes. Certaines villes en retard font des efforts. Mais d’autres, comme Saint-Maur mais aussi Le Perreux, ville du député UMP Gilles Carrez, font le choix délibéré de rejeter les pauvres.

par S. C.

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