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Vigipirate : Alerte maximale à l’aéroport d’Orly

À la veille de la tenue de la présidentielle, les autorités françaises sont très préoccupées par la sécurité. Une hantise qui a fait que le plan Vigipirate a été à un niveau d’alerte maximum.

Aéroport Orly. Mercredi 18 avril 2007. 8 heures 45 minutes. Un vent frais caresse les visages. Sous un soleil «africain». Qui réserve un accueil chaleureux aux visiteurs qui viennent d’Afrique. Sur le tarmac de l’aéroport, une rangée d’avions de type Boeing campe le décor. Il règne un ordre aéronautique. Le visiteur qui débarque dans cet aéroport est vite frappé par la forte présence policière.

À presque chaque mètre, un agent des forces de l’ordre filtre les entrées et les sorties des passagers. Qu’importe la couleur de la peau. La nationalité. Pour accéder ou sortir de la salle d’embarquement, il faut montrer patte blanche. Dans le hall de l’aéroport, de longues files de passagers attendent sagement le tour de passer à la fouille. Des hommes et des femmes par groupes de trois, habillés en bleu et armés jusqu’aux dents, font des va-et-vient incessants. Avec un regard d’acier sur les passagers et autres visiteurs. Interpellé sur cette situation à l’aéroport, un Sénégalais établi à Paris explique : «Depuis les attentats survenus récemment au Maroc et en Algérie, le plan Vigipirate qui existait déjà a été renforcé. Il a été ramené au niveau trois». A la sortie de l’aéroport, des policiers veillent au grain, au moindre mouvement des voitures. Toute voiture garée est suivie et contrôlée par une patrouille de policiers. Certains conducteurs qui ont la malchance de tomber sur des policiers «fouineurs» se voient interpellés. Pour un contrôle de pièces et autres formalités liées à la sécurité.

Un tour dans quelques rues de la banlieue parisienne (Orly, l’Hay-les-Roses, Créteil, Champigny, Joinville-le-Pont, Noisy-le-sec, Rosny Bois Perrier, Val de Fontenay, Nogent, Vincennes, Fontenay-sous-Bois…), où vit une forte communauté sénégalaise et africaine, nous a permis de tâter un peu le pouls de ces quartiers sur la campagne électorale française. Dans ces endroits, à part quelques affiches des candidats à la course à l’Elysée, rien n’indique que les Français sont en période de campagne électorale. Les populations de ces banlieues vaquent tranquillement à leurs occupations. ça va vite. Et très vite. Entre les trains. Les RER. Les bus et les métros. Ca roule dans tous les sens et à la vitesse de l’éclair. Ici, expliquent certains Français accrochés dans les gares et autres stations de métros et arrêts de bus, ils n’ont pas de temps à perdre.

La campagne électorale à Paris, contrairement au Sénégal où une telle période est synonyme d’absentéisme dans les lieux de travail, ne perturbe pas le moins du monde leurs activités. Ce qui ne veut pas dire pour autant un désintérêt par rapport à la chose politique. Ils sont nombreux les Français qui suivent de près les différents candidats à travers les différentes chaînes de télévisions (nationales et privées). Pour faire le bon choix le 22 avril 2007.

par L'observateur sénégalais

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