Un chauffeur de bus avoue 150 agressions dans le Val-de-Marne
Champigny-sur-Marne, mardi 11 novembre 2008 à 09:51 | Faits Divers | #358 | rss
Un chauffeur de bus de la RATP a été mis en examen et laissé en liberté sous contrôle judiciaire après avoir reconnu quelque 150 agressions sexuelles réalisées en 10 ans.
Il lui est désormais interdit de se rendre à Saint-Maur, lieu où il commettait ses agressions généralement à la fin de son service, parfois en plein jour, sur le chemin de son domicile situé à Champigny-sur-Marne.
source : saint maur blog
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Tags : Agression, Bus, Gare RER de Champigny, RATP, RER, Saint-Maur






CHAMPIGNY.
Quatre policiers jugés pour des violences
Cinq ans après les faits, les fonctionnaires accusés de violences lors d’un contrôle comparaîtront aujourd’hui. A deux reprises, le parquet avait requis un non-lieu.
IL A FALLU du temps et une certaine obstination de la part d’un juge d’instruction pour que l’affaire débouche sur un procès. Cet après-midi, cinq ans et demi après les faits, le tribunal correctionnel de Créteil se penche sur une intervention policière pour le moins controversée. Elle avait envoyé sur le billard un jeune homme de 18 ans qui, à moto, avait tenté d’échapper à un contrôle à Champigny.
Au final, Jamel B. a dû subir une ablation de la rate et d’une partie du pancréas et quatre policiers sont poursuivis pour « violences volontaires en réunion ». Trois hommes et une femme, qui ont aujourd’hui entre 30 et 37 ans. Le 17 mai 2003, dans l’après-midi, la BAC de Champigny repère deux jeunes qui circulent à moto sans casque. Le passager obtempère mais le conducteur, Jamel, part en courant et déclenche une longue course-poursuite à pied.
Les policiers finissent par le coincer dans une impasse. C’est là que les versions divergent. Selon les gardiens de la paix, le jeune homme a heurté l’un d’eux et l’a entraîné dans sa chute. Ils n’ont fait ensuite que de le maintenir au sol même s’ils estiment que le fuyard a pu heurter une plaque d’égout. Jamel, au contraire, dit avoir été roué de coups de pied alors qu’il était au sol. C’est cette version qu’a privilégiée le juge d’instruction désigné après une plainte avec constitution de partie civile. Dans un premier temps, le parquet avait classé l’affaire après une enquête de la police des polices.
L’avocat salue « l’indépendance du juge d’instruction »
Interrogés, les policiers ont nié toute violence et ont avancé que les blessures étaient soit antérieures soit postérieures à l’arrestation.
Jamel a produit le tee-shirt qu’il portait ce jour-là. Dix empreintes de semelles y étaient clairement visibles. Surtout, les expertises médicales accablent les fonctionnaires. Les lésions n’ont pu être provoquées que par un coup direct, comme un coup de pied, donné de bas en haut.
Il est impossible, selon les médecins, qu’un pancréas sain puisse se rompre « lors d’une simple chute sur le sol à plat ventre ».
L’avocat de Jamel, M e Gérard Zbili, salue « l’indépendance du juge d’instruction » qui a renvoyé les policiers alors même que le parquet « par deux fois a requis un non-lieu ». Contactée, l’avocate des policiers s’est refusée à tout commentaire.
Le Parisien.fr
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